Cubisme

Que d’étapes avant d’arriver à un R3D3 opérationnel ! Déjà parce qu’il y avait la contrainte de la forme anguleuse que je me suis imposée pour être dans le style des robots vintage. Et j’ai assez peu d’objets de récupération dans ce registre « carré ». Donc pas mal d’adaptations assez brutes avec la disqueuse. Un vrai travail de chaudronnier. Suivi d’un gros nettoyage, polissage, brossage de toutes les pièces, pour un aspect impeccable qui fait partie de l’ADN Remixte. Ensuite réaliser le défi d’un effet de son et lumière piloté par un mirco-contrôleur de type Arduino. C’est un petit circuit électronique programmable (un genre de petit ordinateur très basique) qui permet d’activer différents accessoires comme ici 3 leds de couleurs, un haut-parleur (récupéré d’un ancien téléphone transformé en lampe) et un petit écran Oled monochrome qui affiche des yeux mobiles. Rassemblant mes vieux souvenirs de programmation, il a donc fallu concocter un code informatique qui fait changer le regard, clignoter les leds et créer des bips synchrones, en y injectant une dose chaos pour un « effet aléatoire maîtrisé ». Dans la veine R2D2 de Star Wars. C’est un projet que j’ai depuis 3 ans dans mes cartons mais qui attendait un corps adapté pour s’implanter ! Et que j’ose me lancer ! Fort d’un prototype fonctionnel retravaillé, j’ai ensuite imaginé un tableau de commande inspiré de postes de pilotage rétro futuristes, une sorte de rack ventral avec un cadran, des poignées et toute l’interface analogique qui permet de démarrer, activer le son, faire varier la vitesse. Il fallait aussi placer des rubans leds dans les jambes pour une belle illumination globale. La machine est entièrement démontable et les composants internes facilement accessibles et réparables si nécessaire. Je n’ai pas compté mes heures sur ce modèle qui est, à ce jour, le plus sophistiqué que j’ai jamais construit. Alors que vu de loin, il semble assez basique. L’habit ne fait pas le moine !